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Francs-Maçons célèbres

Il serait trop long et probablement peu utile de tenter de dresser une liste exhaustive des francs-maçons qui ont marqué l’Histoire.
Il y a quelques années, quelques frères de notre loge ont choisi de nous parler de francs-maçons agissant dans la cité. L’approche nous est apparue plus intéressante.

Franc-maçon dans la cité ? L’interrogation peut paraître paradoxale. Pourtant.
Justice, Education, Emancipation des femmes, des noirs, des juifs, questions sociales, décolonisation, laïcité…Les francs-maçons sont intervenus tout au long de l’Histoire de la République, et ont porté majoritairement et la plupart du temps, les idées novatrices, progressistes.

La Justice ? Nous pensons à DUPATRY, initié à la loge « Les neuf Sœurs », prenant en 1786 la défense d’innocents condamnés à la roue.
Nous pensons à VOLTAIRE, initié lui aussi à la loge « Les neuf Sœurs », prenant la défense du chevalier de La Barre.

L’Education ? Nous pensons CONDORCET : « L’inégalité d’instruction est une des principales sources de tyrannie » ; Nous pensons au grand scientifique MONGE, membre de la loge « l’Union parfaite du corps royal du génie de Mézières », fondateur de l’école Polytechnique, ou encore à Jules FERRY, proclamant « l’ardent souci de l’Universel » dans sa « lettre aux instituteurs », sans oublier Jean MACE, frère du Grand Orient de France et fondateur de la ligue de l’enseignement en 1868, défenseur infatigable de l’école laïque.

Ce fut également la lutte pour l’émancipation des noirs
Souvenons-nous de « L’esprit des lois » de MONTESQUIEU ; De l’action de BRISSOT, le révolutionnaire, créant en 1788, la « Société des amis des noirs », proclamant la nécessaire abolition de la traite. C’est bien sûr l’action de Victor SCHOELCHER, militant pour l’abolition de l’esclavage en 1848.

Ce fut également la lutte pour l’émancipation des juifs
MONTESQUIEU encore, réagissant à l’exécution publique d’une jeune juive brûlée vive par les inquisiteurs à Lisbonne ; CONDORCET demandant une nouvelle fois la reconnaissance du droit de cité, pour les juifs de Paris, ou Isaac CREMIEUX, auteur du fameux décret de 1870, reconnaissant la nationalité française des juifs indigènes d’Algérie.
Ce sont les francs-maçons REINACH et RISLER, loge « Alsace Lorraine », qui dès 1895, prirent la défense du capitaine DREYFUS, après le premier procès honteux dont il fit l’objet.

Certains francs-maçons portèrent bien sûr des idéaux révolutionnaires
Que ce soit PROUDHON, initié à Besançon, tête pensante du Socialisme utopique français ; Arthur GROUSSIER, révolutionnaire, militant en faveur de la législation prud’homale, du repos hebdomadaire, de la protection des femmes et des enfants, etc. Il y a aussi Léon BOURGEOIS, loge « Sincérité » de Reims, père du Solidarisme ; Les grands militants de la Sociale : Marcel SEMBAT, Marcel CACHIN, ou encore Jean ZAY.
De manière générale, les francs-maçons ont participé constamment au soutien de la République : sur les barricades en 1848, durant les Trois Glorieuses et durant la Commune.

Ce fut bien sûr également les combats de la IIIème République
La liberté de la Presse, le droit du travail, la liberté d’association, la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat…
Tous les Léon BOURGEOIS, WALDECK-ROUSSEAU, Emile COMBES, ou encore Paul RAMADIER.
Et que dire de ceux qui, dès 1940, entrèrent en résistance : les francs-maçons du Mans, de Saint Germain en Laye, de Besançon, de Caen…Félix EBOUE se ralliant à De Gaulle ; Pierre BROSSOLETTE du réseau du musée de l’Homme ou encore Henri LAUGIER, le scientifique, fondateur de l’Organisation Mondiale de la Santé, futur secrétaire général adjoint de l’ONU et père de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, gagnant Londres aux premières heures de 1940 ; Sans oublier Berthe BOUCHET ou Martial BRIGOULEIX et tant d’autres réunis au sein du réseau franc-maçon « Patriam Recuperare »

Aujourd’hui encore, comment en douter ? , de nombreux maçons, souvent discrets, continuent de prendre part aux combats de notre temps, et œuvrent dans la cité, dans tous les domaines : associatif, syndical, politique, économique, culturel et artistique, scientifique…